Wend-Yida est l’un de ces nombreux villages privés d’école au Burkina Faso. Situé à une cinquantaine de kilomètresde Ouahigouya,  la paillotte constitue un sacerdoce au démarrage effectif des cours au mois d’octobre.

 

Depuis octobre 2010, l’école de Wend-Yidaest sous paillote. Malgré ces conditions d’apprentissages difficiles, les efforts des enseignants ont porté fruits.  Les résultats au certificat d’études primaires (CEP) à la session de 2016 ont été satisfaisants avec un taux de réussite de 100%. Pour cette année scolaire 2017-2018, l’effectif total est de 144 élèves dont 66 garçons et 78 filles.

Pour la petite histoire, Wend-Yida se trouve dans le Yatenga au nord du Burkina. Village situé à cheval entre le village de Birgondogo et de Yansa,  Wend-Yida est limité à l’Est par les villages de Birgondogo et de Gonna,à l’Ouest par Yansa,au Nord par Ramanepanga et au sud par Garkéré. Sa population actuelle est estimée à 1047 habitants dont 482 hommes et 565 femmes et la jeunesse représente près de 80% de cette population.

 Venu de Yansa à la recherche de terre fertile, l’ancêtre Wend-Yidava fonder en 1944 le village qui porteactuellement son nom. Différentes ethnies s’y trouvent : Moosé, Kalansé, Peulh.

Certains habitants viennent de Yansa ou de Birgondogo et d’horizons diverses : Sourou, Mali, Tallé, Touya, Garkéré, Bassi, Ouédrasin, Bango.

La grande préoccupation du moment est le manque d’école appropriée pour mettre à l’aise encadreurs et apprenants et dispenser  une éducation de qualité.

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L’école de Mosvénégo qui était sous paillote depuis octobre 2007 a été rénovée en 2014 grâce à l’Association zoodo pour la promotion de la femme dans le Yatenga.

Le village de Mosvénégo dans la commune de Thiou au Yatenga  disposed’une école digne de ce nom grâce à l’Association zoodo,  un leader dans la construction d’écoles dans la région.  L’école de Mosvénégo compte aujourd’hui 122 élèves dont 68 garçons et 54 filles.

L’école sous paillote est devenue un mauvais souvenir à Mosvénégo. Lorsqu’on se rappelle des dures conditions de travail pour les enseignants dues àl’absence d’armoires, de bureaux, de chaises, l’harmattan qui arrachait le toit, les rayons solaires qui pénétraient dans la classe sans oublier les reptiles qui rodaient aux alentours en semant la frayeur, il y a de quoi se ravir et remercier toutes les bonnes volontés qui ont permis cette réalisation.Tout n’est que passé désormais.

Aujourd’hui, cette nouvelle école de trois classesdonne la joie de vivre aux populations, surtout aux enseignants et élèves qui sont directement concernés. « Ces élèves travaillent dans un abri de sécurisé, des futures bâtisseurs de notre nation pourraient y sortir », s’est réjoui le directeur de l’école, Saidou Ouédraogo.

Pour la petite histoire, Mosvénégo signifie <<un espace vide>>, là où il y a un marigot ou tous les animaux viennent s’abreuver. Les habitants  sont venus de Tallé (8km) pour des travaux champêtres et y sont restés. Ils créent une population exclusivement moaga sur le plan ethnique avec SAVADOGO comme de famille dominant.

Nos produits

Le savon


A travers ses activités socio-économiques, l'AZPF soutient des femmes et des jeunes filles en formation. Celles-ci confectionnent différents produits. Dans les villages de Wabdigré et de Baobané, les femmes fabriquent du savon à base de beurre de karité biologique et parfumé avec des feuilles de citronnelle. Les savonnettes, utilisées principalement pour la lessive et pour la toilette, sont préparées entièrement de façon artisanale.

Le coton

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Depuis 2004, Helvetas (une ONG suisse) soutient, dans sept régions du sud du Burkina Faso, un projet de reconversion de la culture normale du coton en culture biologique, équitable et durable. Ce passage à la culture biologique a aidé l'économie locale à se redresser. Actuellement, plus de 7000 producteurs burkinabé écoulent leur production de coton bio en Suisse et à l'étranger.
Grâce à l'initiative de l'Association Zoodo, quelques tonnes de coton bio burkinabé sont filées par plusieurs femmes (400), qui gagnent chacune un revenu substantiel. Après la filature il y a la teinture du fil, par l'utilisation de produits naturels (plantes, feuilles, écorses). Le tissage est réalisé avec des métiers traditionnels. La transformation du coton se termine avec la confection des différents articles (sacs, chemins de table, couvre-lits, etc).
Ce programme est également garant de la transmission, aux nouvelles générations, d'un savoir-faire que seules les femmes âgées possédaient encore.
L'artisanat local a ainsi retrouvé un nouvel élan, favorisant l'épanouissement des femmes et le maintien des coutumes locales.

Activités de couture


En plus de la fabrication de savons, les femmes en formation dans les centres artisanaux créent toutes sortes de vêtements à base de tissus teints naturellement. D'autres articles sont également produits comme des nappes, des sacs, des chapeaux et des trousses d'école. Ces activités de couture, de teinture et de tissage se passent dans les villages de Biliga, de Baobané et de Tavoussé ainsi qu'à Pissy (secteur 17 de Ouagadougou). Ce dernier centre de formation accueille des filles démunies qui tricotent du coton biologique burkinabè teint naturellement avec des écorces, de la citronnelle ou d'autres feuilles. Les produits finis sont principalement des vêtements pour enfants.

Le séchage des fruits, des légumes, des feuilles et des céréales
Afin de diversifier les sources de revenu des femmes, en 2003, l'Association a mis en place un projet de séchage de fruits et de légumes (tomates, oignons, feuilles de menthe, mangues).
Plusieurs femmes ont été appuyées par des animatrices qui les ont soutenues techniquement. Après le séchage, les produits sont conditionnés et mis en vente. Selon la saison, les fruits et les légumes sont variés.

L'apiculture


Dans le but d'améliorer l'alimentation des populations, l'Association a choisi de développer l'apiculture à Wabdigré. Pour ce faire, deux animateurs et trois personnes qui pratiquent déjà cette activité au niveau local ont été formés aux techniques de production de miel. Dix rûches dites indiennes ont été installées. Avant de débuter cette activité, des visites de sites ont été organisées notamment à Fada Ngourma auprès de Ruth Ouali très expérimentée dans ce domaine. Avant la mise en place de ce projet, l'apiculture était déjà pratiquée mais se basait sur une méthode traditionnelle nécessitant la mort des abeilles pour récolter le miel. Cette activité devrait permettre aux populations d'accroître leur revenu et de diversifier leur alimentation. Le miel produit est commercialisé directement au village ainsi que sur les marchés environnants.
Le produit est trè recherché, mais la production rester insuffisante.

Stage

De nos jours, la coopération nord-sud demeure une alternative pour le développement du continent africain. L'AZPF collabore avec de nombreux partenaires dont la plupart sont basés en Suisse. L'échange, élément fondamental du développement social, fait ainsi partie intégrante de la vie de l'Association. A ce titre, nous accueillons chaque année des stagiaires. Depuis 1999, la structure a reçu plus de 20 stagiaires pour des séjours de plusieurs mois. Encadrés et guidés par des animateurs, ceux-ci se familiarisent avec les activités menées par l'Association et le mode de vie burkinabé.
Les stagiaires ont ainsi l'occasion de vivre une expérience pratique dans les zones d'intervention. Ils se rendent dans les villages pour participer aux diverses activités comme la couture, la teinture, le tissage, le séchage, la savonnerie, le centre nutritionnel, les appuis scolaires, le travail d’agro-foresterie dans les pépinières, la sensibilisation contre la pratique de l’excision, la lutte contre le SIDA etc. Sur le terrain, ils échangent avec les communautés villageoises et apprennent beaucoup sur leur mode de vie.
Hormis les activités dans nos zones de projet, les stagiaires participent également au travail administratif tel que la saisie de documents et de rapports ou le classement de dossiers comptables. Ils participent aux réunions lieu de discussions et d’échanges d’idées. Ils contribuent au renforcement des compétences informatiques des animateurs et amènent de nouveaux supports de travail comme la création d'outils pédagogiques pour les activités de soutien scolaires.
Les stagiaires participent aussi à l'élaboration de programmes de travail et de concepts de développement. Le cahier des charges très diversifié varie fortement en fonction de la saison. Le séjour de stagiaires au sein de l'Association est d'un grand intérêt pour les deux parties. Cet échange permet à chacun de mieux se connaître, de se comprendre et d'évoluer.

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Un nouvel atelier de tissage et de couture à Bilinga

L’association Zoodo et son partenaire la fondation Agir pour les enfants ont décidé de développer une activité économique de tissage dans le village de Bilinga. Ce dernier situé au Nord du Burkina Faso compte environ 800 femmes dont le niveau de vie reste très modeste. L’activité du tissage vise à contribuer à améliorer les conditions des femmes et des enfants de Bilinga. Ce projet, réalisé sur 3 ans à une double vocation sociale. D’une part, le tissage génère des revenus pour les femmes. D’autre part, cette activité est liée à un autre projet réalisé par la Fondation : le soutien scolaire des enfants en difficulté du village de Bilinga. Dans ce cadre, une partie des bénéfices de l’activité de tissage financera le soutien scolaire à partir de 2017. Ce projet compte 60 bénéficiaires dont 30 femmes pour le tissage et 30 enfants du soutien scolaire. La taille moyenne d’une famille étant de 7 personnes, c’est donc indirectement plus de 200 personnes qui bénéficient des retombées du projet, ainsi que les petits commerçants du village. L’association Zoodo étant membre de CABES GIE (partenaire du projet Ethical Fashion Initiative du Centre de Commerce International de Genève), les tissus produits à Bilinga ont l’avantage de pouvoir bénéficier d’une promotion sur le marché local et international. Les échantillons qui y sont produits pourront donc être sélectionnés puis commandés; ce qui assure une entrée de revenus pour l’atelier.

Le système de micro crédit

L’activité petit crédit aux femmes de l’association Zoodo a été lancé par l’organisation Nouvelle Planète en 1999 au début de la création de cette association, seulement 25 femmes avaient été bénéficiaires pour un montant individuel de 25 000 à 50 000 CFA par personne. En 2012, l’association Beogo du Tessin renforça la caisse de Zoodo avec une somme de 1000 000FCFA permettant de grossir le nombre de femmes bénéficiaires à 50 femmes et également de renforcer la connaissance de la gestion du petit crédit des femmes. En 2013-2014, le fonds du crédit fut encore augmenté par l’apport du fonds Mondial pour les femmes. Le nombre de femmes se trouve à 90 femmes. Depuis 2015 l’association s’est donnée une stratégie d’associer les techniciens de la Banque of Africa (BOA) afin de permettre à un grand nombre des ses membres de bénéficier du crédit. Au préalable, chaque femme devra ouvrir son propre compte à la BOA, assurer un versement au moins pendant 6 mois, avec la possibilité d’obtention d’un crédit BOA.